Mes croyances d’enfance

Quand on est petit, on croit toutes sortes de choses, on expérimente toutes sortes de choses et on apprend toutes sortes de choses. Comme je n’ai pas peur du ridicule, j’ai le goût de partager avec toi mes pensées/croyances que j’avais lorsque j’étais toute petite.

5.Des feuilles d’arbre, ça fait pas la même job qu’une salade

J’m’en souviens comme si c’était hier. J’avais 3 ans et par un bel après-midi d’été où je jouais tranquillement dans la cour arrière, y m’pogne une grosse faim. Je vais voir ma maman à l’intérieur pour le lui dire, mais la réponse qu’elle me donne est : Ça sera pas long, le souper est bientôt prêt. Mais moi, j’ai trois ans, pis j’ai faim tu-suite bon ! Fek j’m’en retourne dehors pour continuer à jouer, croise le petit arbre dans la cour, m’arrête un instant et me dit : Des feuilles de salade, ma maman m’en donne des fois pour souper… faque des feuilles d’arbres, c’est clairement comme d’la salade. Mais après ma première bouchée, j’me suis rendu compte que des feuilles ça goûte pas pentoute la même affaire que d’la salade. Fek j’suis allé me chercher de la vinaigrette italienne (not).

4.La fausse identité du Urgel Bourgie

Ça, je dois dire que j’y ai cru pendant longtemps… genre jusqu’à mon adolescence. Personne ne m’a fait croire quoi que ce soit à ce sujet, mais j’ai longtemps pensé qu’un Urgel Bourgie était une banque. Mettons que j’ai finalement compris que c’était vraiment pas la bonne place pour s’ouvrir un compte.

3.Les batailles dans la vraie vie, ça s’passe comme dans les films

J’ai 8 ans, je joue paisiblement avec mon amie au parc près de chez moi. Pis là, y’a des grandes filles de genre 12 ans qui se pointent. Out of nowhere, elles viennent nous écoeurer. ‘tha fuck sti, j’les ai jamais vu ces filles-là, pourquoi y sont pas fines? Elles nous traitent de bébés. C’full pas vrai fek j’dis : C’full pas vrai !!  Mais ce qu’elles savent pas, les pas fines, c’est que moi là, j’ai un grand frère pis j’écoute pleins de films de batailles avec lui (lire ici films d’action, mais à 8 ans j’appelle ça des films de batailles). Faque ça m’a appris pleins de techniques de batailles. Elles continuent à nous traiter de pleins d’affaires pis je vois 2 de nos adversaires se parler face-à-face. Voilà ma chance ! Je vois la scène se dérouler dans ma tête : Je prends les 2 filles pas fines par la tête avec mes mains et je les fait se cogner la tête l’une et l’autre. Elles tombent sans connaissance puis moi et mon amie on s’enfuie au loin, triomphantes. Ça marche toujours dans les films. Sauf que c’est pas d’même que ça s’est passé : J’ai pris les 2 filles pas fines par la tête avec mes mains et j’ai forcé le plus fort possible, mais ça s’est arrêté ben sec à environ 12 pouces l’une de l’autre. Oupelaye ! Je sais pas encore comment j’ai fait pour m’en sortir sans qu’elles me frappent. Bref, les batailles ça s’passe vraiment pas comme dans les films.

2.Mon frère, l’Intrépide

Par une autre belle journée de mes 8 ans – j’pense que j’étais dans le peak de la naïveté à cet âge là – j’écoutais mon émission préférée : Les Intrépides. Mon frère s’assoit avec moi et me fait la plus grande annonce de toute ma vie jusqu’à maintenant : Il est lui-même un Intrépide. Il sort la nuit pour combattre des méchants quand toute la famille dort. Mais chuuut, faut pas en parler aux parents. J’aurais aimé qu’il m’emmène avec lui, mais c’est trop dangereux. À un moment donné, j’me met à douter de lui : Y’a toujours ben des maudites limites à ma naïveté. Sauf qu’un jour, ma mère emmène mon frère à l’hôpital : y’a mal aux couilles – sorry l’frére mais ça fait partie de l’histoire. Lors de son retour, je lui demande comment c’est arrivé. Il me dit que ça s’est passé un soir quand il s’est battu avec un méchant. Clairement, c’était pas une blessure de hockey OU l’adolescence qui rentrait au poste, tsé! La raison la plus plausible était celle de l’Intrépide, ben kin! Mais j’ai finalement appris le pot aux roses quand j’en ai parlé à ma mère et que mon frère a dû m’avouer qu’il ne combattait pas le crime la nuit. Ehh que j’t’ai déçue.

1.Éric Lapointe habite à Mascouche

À un moment donné de ma vie, j’ai habité à Mascouche. J’y ai fait ma maternelle et ma première année du primaire. C’est là que j’me suis fait mes premiers amis d’école. Et c’est en parlant avec mes amis que j’ai appris qu’Éric Lapointe – wait for it habitait à Mascouche. Pensée d’enfant de 5-6 ans : Wow, Éric Lapointe habite dans ma ville. Je vais pouvoir aller le voir et lui dire qu’il s’appelle comme mon frère ! C’est tellement une belle anecdote à lui raconter! Dans ma tête, pleins de choses se peuvent :

  1. Si mon calcul est bon, Mascouche compte juste 2 rues; c’est-à-dire celles que je prends pour aller à l’école. Peut-être qu’il y en a une 3e, mais je doute;
  2. Éric Lapointe est toujours chez lui. C’est un chanteur fek il a plein de temps devant lui. Clairement quand tu finis un album tu laisses les gens l’écouter chez eux;
  3. Éric Lapointe est un homme en pleine santé, et qui ne boit jamais. C’est sûr qu’il sera à jeun lorsque j’irai cogner à sa porte;
  4. Il va juste ca-po-ter quand il va apprendre qu’il a le même prénom que mon frère.

Finalement, j’ai eu des second toughts sur mon idée et j’l’ai jamais fait. Mais quand même, je prends une chance : Éric Lapointe, si tu lis cet article, sache que tu as le même prénom que mon frère.
Shocking, I know

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J’espère que t’as pu rire de moi un peu et que ça t’a fait du bien.

-mademoiselle mymy xx

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